flume - bon iver
make up your mask baby
lettre d’anniversaire
t’es un trésor
enfoui au coeur d’un brouillard rouge sang
t’es une force brute
dans une prison de porcelaine
t’es la beauté
en lutte contre l’ahurissante laideur, toujours
t’es un secret
qu’il ne faut plus taire
déchire les brumes
et rappelle-toi ton rire
il sonne comme l’espoir
hurle ton nom
et marche ta route
droit devant
t’es mon amie
et je t’aime encore mille fois plus que tu ne le penses
une autre année
un autre pas
bonne traversée du monde,
Cloé.
mr. colson - cassie steele
réponse à «suite à notre dispute sur son voyage»
Justement, j’avais commencé trois brouillons pour m’excuser de mon tapage de l’autre jour. Trois brouillons que je ne trouvais pas assez vrais, assez sincères, des brouillons qui ne voulaient que rattacher à moi la petite part de toi que j’ai frappée. Je n’ai pas aimé ces brouillons. Je les trouvais amères et avides. La vérité c’est que je ne veux pas que tu partes. Ça aussi c’est amère et avide, mais c’est vrai et sincère. Ma retenue s’est évaporée, comme elle ne le fait plus souvent devant les gens que j’aime. Sur le coup, je trouvais ça extraordinnaire d’être capable de m’exprimer avec fougue, mais malheureusement, j’ai oublié à qui je parlais. À Cloé, certes, fière combattante, têtue, déterminée, courageuse et probablement innarrêtable, mais aussi, Cloé fragile, en demande de soutien, d’amitié sincère… et de sécurité. Je n’y crois pas que tu n’aies pas besoin de sécurité, je comprends que tu t’en fouttes. C’est plausible et je n’y peux rien. Mon inquiètude est qu’une fois rendue là-bas, tu ne nous reviennes plus du tout. Je veux que tu partes, à la seule condition que tu nous reviennes. Je nous trouve déjà tellement séparées. Et c’est MOI, seulement MOI, qui ai besoin que d’une chose pour survivre à la base: nous. Petit groupe de quatre personnes. Ma meute de louves si on veut. Je veux te savoir en santé et je veux veiller sur toi. Parce que c’est mon devoir, là-bas, je ne pourrai rien. Je ne pourrai qu’attendre ton retour en espèrant que t’y vois encore une utilité. C’est par total égoïsme que je ne veux pas que tu aies raison de faire ce voyage. Moi aussi, j’ai besoin de me brûler complètement, je vis de cette même brutalité, souviens-t’en! Seulement moi, j’essaie de me brûler sur les autres. Ça brûle bien, sur les autres… Mais ce qui brûle sans me tuer, c’est de me concentrer sur vous. Parce que je vous connais et parce que je me connais bien avec vous également. Alors si je t’ai blessée, c’est là mon erreur. Je m’excuse, c’est sorti comme une tornade. Et s’il y a bien une chose que je ne veux plus entendre de ta bouche ou lire de tes lettres c’est clairement ceci «Tu m’as blessée». C’est quatre mots sont synonyme d’échec, de trahison, de MA part, et je ne le supporte pas. Je ne veux pas en être la cause. Plus jamais. Je ne veux pas que tu partes. Je. Ne. Veux. Pas. Et ma réaction d’enfant, je devrai la mépriser et la rabattre au fond de moi car tu partiras. Mais te savoir encore plus seule, coupée du monde, ça ne m’enchante pas. Qu’est-ce qui se passerait si tu devenais ermite, tout d’un coup «grâce» à cette aventure? Je suis sérieuse. Je ne parle pas de l’ermite dans les montagnes avec sa chèvre blanche, vieille qui bêle comme un cochon, je parle de l’ermite qui sommeille probablement en chaque être humain, l’ermite comme un creux, un trou noir qui nous dit que nous sommes mieux seul, que le travail ne doit pas être un travail d’équipe, puisque nos idées peuvent être coupées de moitié, et que ça, c’est impardonnable. Croire en nous est une chose. Croire en nous jusqu’à en être capable de partager est certainement mieux encore. Si tu pars, tes arbres pourront bien te montrer comme la nature est importante, comme il est bon de ne faire qu’un avec soi et le sol, mais ils ne te rappelleront pas comment on «survit» en societé, comment on «vit» avec nous, également. Tu seras seule, et je ne serai pas là. Je ne serai pas là. J’ai confiance en toi, mais je te sais malade. C’est quelque chose que je ne négligerai pas. Ne me demande pas de passer par dessus, je ne fuis plus quoi que ce soit. Je ne fuirai pas ma peur de te perdre. Et ça, en échange de quoi je te laisserai partir avec tous mes voeux, je te demande de ne pas me le renvoyer en pleine figure, comme quelque chose de futile, de stupide. Je m’inquiète pour toi. C’est un mal nécessaire et il a beau peu te plaire, il est en moi. Pour toi, je suis capable de le taire, maintenant que tu en as conscience, mais il ne partira pas jusqu’à cette preuve solide que c’était la meilleure option pour toi… et pour nous aussi. Tu veux partir? Pars. Mais reviens-nous. Reviens-nous plus forte, prouve-moi à tout prix que j’ai tord d’avoir, un tant soit peu, peur. Renverse-moi, fais-moi apprendre que tu es encore solide et que tu en es capable. J’espère que tu as raison puisque je n’ai pas d’autre choix. Il reste encore un mois avant ton départ. Je m’y ferai à l’idée car je ne veux pas que tu partes seule. Je veux que tu partes avec une part de moi, au moins. Et ce n’est ni ma lâcheté, ni mon insécurité que je te donnerai à ce moment-là. Au moment venu, je te donnerai ma confiance et mon amour, mais ce n’est pas encore complètement au point tout ça… Laisse-moi un mois, j’y travaillerai, je ne te blesserai pas. Et tu nous reviendras.
Stéphanie.
22/05/09
12:38:40
suite à notre dispute sur son voyage
Tu m’as blessée, Steph. Que j’aille raison ou pas de l’être, de toute façon on le sait les sentiments n’ont aucun sens, que je vois flou ou que je sois complètement dans le champ, peu importe. Je te le dis, ça vient des trippes: tu m’as blessée. Sûrement parce que t’étais la seule vers qui je me tournais pour me faire rappeler que ça va aller, que je vais être capable de me relever, que la douceur tranquillement approche, parce que ça j’y crois encore un peu en dedans de moi, oui, sûrement parce que j’avais besoin de me faire dire ça va passer, tu es une bonne personne. Ça je ne sais plus trop, si j’y crois. Sûrement parce que tout ça, mes petits espoirs de réconfort, trop importants, mes attentes envers toi. Déçues. Et que c’est comme si on m’avait mis des béquilles, on m’avait dit tu rentres dans un autre mur, ça ne finit plus, ça ne finira jamais, parce que tu as tors tu te mets le doigt dans l’oeil tu es une pauvre imbécile idéaliste aveugle qui se tourne vers ses petits rêves en miettes pour échapper à ce qui doit se faire. Ce qui doit se vivre. T’es pas capable. Comme si on m’avait dit que tout ce qui s’en vient, tout ce que j’ai préparé avec excitation dans le creux de ma criss de tête, les voyages qui ne sont pas une fuite mais une aventure, le travail qui n’est pas un abbatoire mais une libération, c’était de la merde. Sans faire la part des choses, voir que la situation peut tourner d’un côté ou de l’autre, qu’elle le peut TOUJOURS. Sans dire fais attention, c’est vrai que tu ne t’en vas pas dans le chemin le plus sécuritaire, je m’en tabarnak de la sécurité, je m’en suis toujours foutu, j’ai besoin de me brûler jusqu’aux racines, j’ai besoin de me sacrer par la fenêtre sans parachute pour essayer de m’envoler, au risque de m’écraser par terre. Mais à ce moment-là, une jambe fracturée, des ecchymoses un peu partout, je me RELÈVE. Je monte les escaliers, c’est dur je n’ai plus qu’une jambe, ça prend du temps, je monte, obstinée, je suis une calis de tête de mule, je retourne au bord de la fenêtre, souvent la même, encore ouverte, parfois une autre, peut-être la chute sera plus tendre, je passe par le cadre mon corps fatigué mais déterminé, tellement déterminé, et je saute. Encore. Au risque de me tuer. Je me tuerai, la chute n’aura jamais été aussi extrême, caressante, mon coeur n’aura jamais battu si vite. Tant pis tant mieux on verra bien de toute façon moi je saute. Parce que j’en ai envie. Et évidemment ce n’est pas de me tuer, Steph, qui me fait plaisir. Des bleus ça n’arrange personne. Ce qui me fait plaisir, c’est d’Essayer. On arrive à rien si on ne bouge pas. C’est comme ça. Je bouge, oui souvent c’est pour tourner en rond, oui je te répète Ça ne va vraiment pas, j’y arriverai jamais, mais c’est pour que tu me dises le contraire, même si tu y crois à moitié. Parce que l’autre moitié elle est quelque part en moi, je te l’assure. Quelque part en moi j’y crois, ça brille, petit morceau de soleil dans l’obscurité, je vais m’en sortir. J’ai besoin d’entendre ces paroles là à l’extérieur, régulièrement parce que je suis fragile, j’ai besoin de les entendre pour me rappeler que la conviction existe à l’intérieur. Existe très fort. Le mouvement, Steph, l’acte de traverser la vie à folle allure, tenir ses passions par la main, toutes à la fois même si on n’a pas assez de place, dans la réalité, fuir vers l’avant pour commencer à découvrir tout ce que je ne sais pas, c’est ça qui me rend heureuse, Steph. Ce qui me rend heureuse. Je te le redis parce que ce sont tes mots qui m’ont fait le plus mal. Je n’ai pas la force de débattre mes rêves. Mais merci d’avoir créé en moi l’orage, merci de m’avoir fait retrouver la force d’hurler qu’il y a encore des choses qui me rende extrèmement heureuse. Beaucoup, même.
Je passerai porter tes souliers cette semaine. Au revoir. Surtout: prend soin de toi. Je m’inquiète pour vrai, et je m’excuse de me taire pour le moment.
-Cloé.
22/05/09
09:41:49
mr. colson - cassie steele
There ain’t nobody like you
I ever met before now
take a normal picture of life and you
you mess it around
you’re just so complicated
I wanna figure you out
I wanna write you on paper so I can sing your song by mouth
but more than I you are confused
you don’t know why your head’s unscrewed
maybe one day you’ll unbury the truth
before you get to jaded and then you cant take it
I am good for you
I know what you like and I like the same things that you do
let me inside you
if you’d just open
then we’d be rollin’ in happiness, Mr.Colson
let me love you
it’s all about you
don’t care ‘bout nobody else
I wanna break your mirror down
the world is more than yourself
you live half your life
and you fake the rest
I fell for the hero you showed me
‘Cause you had passed success
but more than you I am confused
you never care about when I’m blue
call me your girl and I call myself fool
but I still protect you from what’s against you
I was good for you
I know what you believe
I see the same way as you do
but you closed me out of you
if you’d just open
then we’d be rollin’ in happiness, Mr. Colson
let me love you
if I can’t have it
won’t waste my time grabbin’
wrote you down, grab it,
never took you for granted
I was inspired
yes, i’m pleased with my mind’s work
i’ll sleep when i’m tired
‘cause you started a fire yeah
and now I can laugh
cause I open a grab
something you’ll never have
yeah now I can laugh
I was good for you
but it’s a good thing that I didn’t sink for a fool
you were just my muse
I got so much stories
nothing can hold me ‘till I find a new man
That’s broken like Mr. Colson
That’s broken like Mr. Colson
That’s broken like Mr. Colson yeah
But you have to break me, oh Mr. Colson
everything - lifehouse
the notebook, atonement, titanic


